PGE, MSc : deux diplômes, deux logiques

C’est une question qui revient tout le temps. « Est-ce qu’un MSc est aussi bien qu’un Programme Grande École ? », « Est-ce que le PGE est forcément mieux ? », « Est-ce qu'un MSc est une roue de secours ? » Et comme souvent en orientation, la réponse commence par : « Ça dépend. » Mais pas au sens flou du terme. Ça dépend du profil de l’étudiant, de son âge, de son parcours... Dans cet article, nous traiterons uniquement des MSc français des Grandes Écoles (HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, emlyon, Skema, etc.). Et vous allez voir que le choix entre PGE et MSc est parfois plus complexe que prévu.

2/10/20263 min read

Laptop screen displaying code and data charts.
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Le logo contre le vécu : ce qu’est vraiment le réseau

La différence la plus importante entre un PGE et un MSc ne se trouve pas dans les cours. Elle se trouve dans l’expérience.

Un MSc, c’est une opération chirurgicale. On vient chercher un logo, une spécialisation et on repart vite sur le marché du travail. Un PGE, c’est une immersion. Une expérience qui vous façonne pendant trois ans : la vie associative, les projets, la césure, les stages, les rencontres. C’est ce qui construit un réseau profond.

Le réseau, ce n’est pas LinkedIn. Ce sont des amitiés forgées dans un BDE, une association humanitaire, une junior entreprise, une césure à l’étranger.

En PGE, on appartient à une communauté. En MSc, on appartient à une promotion.

Et l’âge change tout. À 20 ans, on a besoin de cette immersion pour se construire. À 24 ans, après une licence, un master ou un séjour à l’étranger, on a parfois juste envie d’aller droit au but.

Les Master Spécialisés (quasiment équivalents aux MSc) avaient été évoqués précédemment : Masters spécialisés : bonne idée… ou dépense inutile ?

Pourquoi la finance est une exception

Dans la majorité des secteurs (marketing, RSE, supply chain, conseil interne…), le recruteur s’arrêtera au nom de l’école. Mais en finance de marché, en M&A ou en private equity, la logique est différente. Ici, la précision du diplôme compte plus que sa généralité.

Un MSc Finance de l’ESSEC, de HEC ou de l’ESCP peut avoir plus de poids, dans ces métiers précis, qu’un PGE d’une très bonne école comme l’EDHEC ou l’emlyon. C’est un point que les étudiants sous-estiment souvent, alors que les recruteurs, eux, le savent parfaitement.

J'ai écrit récemment un article sur le rôle des diplômes dans le secteur de la finance : Faire carrière en finance : le rôle décisif (et souvent sous-estimé) de votre diplôme. 

Le match que tout le monde pose : Top 5 PGE ou Top 3 MSc ?

C’est la question classique : « Vaut-il mieux un MSc à HEC ou le PGE de l’emlyon ? » En dehors de la finance, le PGE reste une valeur plus sûre. Pourquoi ? Parce qu’en France, le PGE est un marqueur très fort. Il raconte une histoire : concours, sélection, résilience, polyvalence. C’est un diplôme qui laisse la porte ouverte à beaucoup de trajectoires.

Le MSc, lui, spécialise plus vite. Il est très puissant pour démarrer une carrière précise, mais laisse moins de place aux pivots futurs.

Le luxe du temps pour construire un CV

Le PGE est un marathon. Le MSc est un sprint. En PGE, on peut cumuler plusieurs stages, une césure, un échange académique. C’est idéal pour les étudiants qui arrivent d’un BUT ou d’une licence avec un CV encore léger.

Le MSc, lui, suppose que l’étudiant est déjà armé. Ces programmes sont faits pour des profils déjà mûrs, qui savent exactement où ils vont.

Le vrai sujet dont personne ne parle : le retour sur investissement

Un PGE peut coûter plus de 70 000 euros. Mais l'alternance existe. Un étudiant qui intègre en admission parallèle en M1 peut faire deux années d’apprentissage, ne payer aucun frais de scolarité, être rémunéré tous les mois et sortir avec le diplôme du Top 5. C’est un ROI exceptionnel.

Les MSc proposent beaucoup moins d’alternance. Et ils sont souvent plus courts, donc moins “finançables” par ce biais.

On en avait déjà parlé ici : Alternance en école de commerce : le “cheatcode” méconnu pour financer un PGE du Top 10.

Alors, comment choisir vraiment ?

Il faut arrêter de se demander quel diplôme est « le meilleur ». La vraie question est : votre enfant a-t-il besoin d’un cadre pour se construire… ou d’un accélérateur pour se spécialiser ?

Le MSc est parfait pour conclure un parcours déjà solide par une spécialisation très reconnue. Le PGE est parfait pour construire un profil, tester plusieurs voies, développer un réseau puissant et garder un maximum de portes ouvertes.

Les MSc sont par exemple un excellent débouché pour les bachelors et autres BBA : Bachelor, BBA… et après ? Les vraies options qui s’offrent à toi.

Conclusion

Le prestige ne fait pas tout. Un MSc n’est pas une roue de secours. Un PGE n’est pas toujours la meilleure option. Ce sont deux outils différents, pour deux moments différents de la vie étudiante.

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