Faire un bachelor aux Pays-Bas : une excellente stratégie avant d’intégrer une grande école de commerce

Quand on parle d’études à l’étranger après le bac, on pense souvent à l’Angleterre, au Canada, aux États-Unis ou encore à l’Espagne. Pourtant, il existe une destination beaucoup plus proche de la France, particulièrement intéressante pour les étudiants qui souhaitent se construire un parcours international : les Pays-Bas. Et si vous envisagez, à terme, d'intégrer une grande école de commerce française en admission parallèle, faire son bachelor aux Pays-Bas peut être une stratégie particulièrement pertinente. Pourquoi ? Parce que le pays propose de nombreuses formations de très bon niveau, enseignées en anglais, dans un environnement très international et avec des frais de scolarité qui restent raisonnables pour un étudiant européen. Parmi les universités à regarder de près, je pense notamment à Erasmus University Rotterdam et sa Rotterdam School of Management (RSM), Maastricht University, Tilburg University ou encore University of Groningen.

8/12/20267 min read

body of water under white sky
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Les Pays-Bas : une destination internationale… mais proche de la France

Premier avantage évident : les Pays-Bas sont proches. Pour un étudiant français, partir étudier à Rotterdam, Maastricht, Tilburg ou Groningen ne signifie pas nécessairement couper complètement avec sa famille ou son environnement habituel. Les liaisons avec la France sont relativement simples et, selon la ville, il est possible de rentrer régulièrement.

Mais surtout, vous allez évoluer dans un environnement beaucoup plus international que dans la plupart des formations françaises.

De nombreux bachelors sont intégralement enseignés en anglais. Vous allez donc passer trois années à travailler, présenter des exposés, rédiger des dossiers et échanger avec des étudiants internationaux dans cette langue.

C'est évidemment un avantage pour votre niveau d'anglais, mais aussi pour votre CV.

Et je trouve que c'est un point particulièrement intéressant pour un étudiant qui envisage ensuite une école de commerce française : vous pouvez arriver en admission parallèle avec un profil qui combine un diplôme universitaire, une expérience académique internationale et un excellent niveau d'anglais.

Des frais de scolarité relativement faibles pour les étudiants européens

Autre argument en faveur des Pays-Bas : le coût des études.

Pour un étudiant français qui remplit les conditions permettant de bénéficier des droits statutaires, les frais de scolarité s'élèvent à 2 694 € pour l'année universitaire 2026-2027 dans les universités néerlandaises concernées. On est donc très loin des tarifs de nombreuses business schools françaises, espagnoles etc...

À cela, il faut évidemment ajouter le coût de la vie : logement, nourriture, transport, assurance, etc. Mais si l'on compare le coût des frais de scolarité à celui d'un bachelor privé en France, l'opération peut être particulièrement intéressante.

Et c'est là que le modèle néerlandais devient séduisant : vous pouvez suivre un bachelor international de trois ans, en anglais, dans une université reconnue, sans nécessairement payer plusieurs milliers voire dizaines de milliers d'euros de frais de scolarité chaque année.

Quelles universités regarder ?

Plusieurs établissements peuvent attirer votre attention si vous souhaitez vous orienter vers le business, le management ou l'économie.

Erasmus University Rotterdam / Rotterdam School of Management

Si vous êtes intéressé par le monde du business, Erasmus University Rotterdam, et notamment sa Rotterdam School of Management, est évidemment l'une des premières universités à regarder.

Le Bachelor in International Business Administration (IBA) est enseigné en anglais et dure trois ans.

Mais attention à une idée reçue : étudier aux Pays-Bas ne signifie pas automatiquement que vous serez admis sans sélection.

Le programme IBA de RSM est un numerus fixus. Pour 2026-2027, l'université indique sélectionner les meilleurs candidats selon un classement basé notamment sur les résultats scolaires et la motivation, avec un maximum de 750 admissions. RSM constitue donc une excellente cible, mais il faut avoir conscience que l'admission y est sélective.

Maastricht University

Maastricht est également une université particulièrement intéressante à regarder. La ville est située tout au sud des Pays-Bas, à proximité immédiate de la Belgique et relativement proche de l'Allemagne.

L'université propose plusieurs formations internationales, notamment dans les domaines du business, de l'économie et du management.

Pour un étudiant qui souhaite évoluer dans un environnement international et être rapidement responsabilisé dans ses études, cela peut être une piste très intéressante.

Tilburg University

Autre université à considérer : Tilburg University.

Son Bachelor in International Business Administration est enseigné en anglais et propose une formation tournée vers le management international.

L'admission repose notamment sur la reconnaissance du diplôme de fin d'études secondaires, ainsi que sur des exigences en anglais et en mathématiques. Pour 2026-2027, les droits s'élèvent à 2 694 € pour les étudiants qui remplissent les conditions applicables.

Tilburg peut donc être une option particulièrement intéressante pour un lycéen français qui cherche une formation universitaire internationale sans vouloir nécessairement passer par une procédure de concours comparable à celle des écoles de commerce françaises.

University of Groningen

Enfin, il faut également regarder du côté de University of Groningen.

Son Bachelor in International Business est enseigné en anglais et dure trois ans. Le programme est particulièrement international, avec des étudiants venus de nombreux pays.

Mais, là encore, attention à ne pas généraliser : ce programme est actuellement soumis à un numerus fixus, avec un maximum de 550 étudiants admis. La sélection existe donc bien.

Groningen est par ailleurs plus éloignée de la France que Maastricht ou Rotterdam. Mais si votre objectif est de vivre une véritable expérience internationale, la ville et l'université peuvent constituer une excellente option.

« Il n'y a pas de concours d'entrée » ne veut pas dire « tout le monde est accepté »

C'est probablement le point le plus important à comprendre. Lorsque l'on compare les Pays-Bas aux écoles de commerce françaises, on peut avoir l'impression que l'admission est beaucoup plus simple.

Et dans certains cas, c'est effectivement le cas : vous ne passez pas nécessairement un concours d'entrée avec des épreuves écrites et des oraux comme pour intégrer une école de commerce post-bac.

Mais absence de concours ne signifie absolument pas absence de sélection.

Les universités vont regarder votre diplôme, vos notes, votre niveau en mathématiques, votre niveau d'anglais et, selon les programmes, peuvent appliquer une sélection sur dossier ou un système de numerus fixus.

Certaines formations sont donc accessibles sans concours au sens classique du terme, mais cela ne signifie pas que vous pouvez vous inscrire sans vous poser de questions sur votre niveau académique.

Il faut donc bien regarder, université par université et programme par programme, les conditions d'admission.

Et après le bachelor aux Pays-Bas ?

C'est ici que, selon moi, le choix devient particulièrement intéressant pour un étudiant qui vise une grande école de commerce française.

Après trois années de bachelor aux Pays-Bas, vous pouvez envisager de poursuivre vos études dans un autre établissement ou de candidater à des programmes de niveau master.

Mais vous pouvez également regarder du côté des admissions sur titre internationales (ASTi) qui permettent d'intégrer les Programmes Grande École de nombreuses business schools françaises après un diplôme de niveau bac+3.

Et c'est là que le bachelor néerlandais peut devenir une véritable stratégie.

Vous avez passé trois ans à étudier en anglais. Vous avez obtenu un diplôme universitaire. Vous avez évolué dans un environnement international. Vous avez potentiellement effectué un échange universitaire ou un stage à l'étranger.

Vous arrivez donc avec un profil qui peut être particulièrement cohérent pour une candidature en admission parallèle.

Pourquoi je trouve cette stratégie particulièrement pertinente

Je vais même aller un peu plus loin. Si votre objectif ultime est d'intégrer une grande école de commerce française, je trouve que le bachelor aux Pays-Bas peut constituer une alternative particulièrement intéressante à certains bachelors privés français.

Vous avez d'un côté des bachelors dont les frais de scolarité peuvent être très élevés, avec une qualité et une reconnaissance qui peuvent varier fortement d'un établissement à l'autre.

Et de l'autre, vous pouvez intégrer une université néerlandaise reconnue, suivre un cursus de trois ans en anglais, obtenir un diplôme universitaire et construire une véritable expérience internationale.

Bien sûr, ce parcours demande de l'autonomie.

Il faut être capable de partir vivre à l'étranger à 18 ans, de travailler en anglais et de s'adapter à un système universitaire différent.

Mais pour un étudiant qui en est capable, le jeu peut en valoir la chandelle.

D'autant plus qu'à l'issue de ces trois années, vous pouvez vous retrouver dans une situation particulièrement intéressante pour candidater aux admissions parallèles des écoles de commerce françaises.

Un excellent ratio entre le nombre de places et le nombre de candidats ?

C'est également un élément qui mérite d'être pris en compte lorsque l'on compare les différentes voies d'accès aux grandes écoles.

Les concours ASTi sont souvent moins connus du grand public que les concours post-prépa ou les concours AST2. Et, selon les écoles et les années, le rapport entre le nombre de candidats et le nombre de places peut être particulièrement intéressant.

Attention : cela ne signifie évidemment pas que l'admission est facile.

Les meilleures écoles restent extrêmement sélectives et les candidats aux ASTi sont souvent très bons.

Mais si vous êtes un étudiant qui ne souhaite pas passer par une classe préparatoire, ou si vous préférez construire progressivement votre profil pendant trois années d'études universitaires, le passage par un bachelor aux Pays-Bas peut vous permettre de garder ouverte la possibilité de candidater ensuite aux meilleures écoles de commerce françaises.

Vous pouvez donc voir votre parcours en deux temps :

Étape 1 : intégrer un bon bachelor aux Pays-Bas et obtenir un excellent diplôme universitaire.

Étape 2 : préparer intelligemment les concours ASTi et candidater aux écoles qui correspondent à votre projet.

Et cela peut être une stratégie beaucoup plus pertinente que de choisir un bachelor privé en France uniquement parce que son nom contient le mot « business ».

Mon conseil : ne regardez pas uniquement les écoles françaises

Quand on réfléchit à son orientation après le bac, on a parfois tendance à se limiter aux formations que l'on connaît : prépa, écoles de commerce post-bac, université, IUT, BTS... Mais il existe d'autres chemins.

Faire un bachelor aux Pays-Bas peut être une excellente option pour un étudiant qui souhaite étudier en anglais, vivre une première expérience internationale, bénéficier de frais de scolarité raisonnables et conserver la possibilité d'intégrer ensuite une grande école de commerce française en admission parallèle.

RSM, Maastricht, Tilburg, Groningen : ces universités méritent au minimum d'être étudiées lorsque vous construisez votre stratégie d'orientation. Et surtout, ne faites pas l'erreur de raisonner uniquement en termes de « quelle école puis-je intégrer juste après le bac ? ».

La vraie question devrait plutôt être la suivante : « Quel parcours me permettra d'être le mieux armé dans trois ou quatre ans pour intégrer l'école que je vise vraiment ? »

Vous réfléchissez à votre orientation après le bac et vous hésitez entre une école de commerce, l'université, un bachelor en France ou un bachelor à l'étranger ? Chez Objectif Sup de Co, je vous aide à construire une stratégie d'orientation cohérente avec votre profil et vos ambitions. Découvrez mon accompagnement et faisons le point ensemble sur les différentes options qui s'offrent à vous.