Dans les coulisses de la meilleure business school du monde : mon expérience à l’Université de Saint-Gall

Perchée sur les hauteurs d’une ville suisse de 80 000 habitants, l’Université de Saint-Gall (HSG) domine la région du lac de Constance. Vue de l’extérieur, le campus impressionne par son architecture moderne, ses bâtiments en verre et son atmosphère à la fois studieuse et apaisée. À l’intérieur, c’est une ruche : étudiants internationaux, professeurs-chercheurs, conférences, travaux de groupe, cafés animés… Tout respire l’exigence et l’ouverture. Ce n’est pas une université comme les autres. Et ce n’est pas un hasard si elle est considérée comme l’une des meilleures business schools au monde.

3/2/20264 min read

an aerial view of a city
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Et si la meilleure école de management n’était pas en France… mais en Suisse ?

On parle en permanence des meilleures écoles de commerce françaises : top 3, top 5, classements, concours, SIGEM… Mais il y a un pays que beaucoup d’étudiants français sous-estiment complètement : la Suisse.

Et surtout une institution que très peu connaissent vraiment : l’Université de Saint-Gall (HSG). Ce n’est pas une école “exotique”. Ce n’est pas un plan B. C’est, objectivement, l’une des toutes meilleures business schools au monde.

Je le sais d’autant mieux que j’y ai moi-même étudié pendant un semestre. J’ai pu observer de l’intérieur son niveau académique, son exigence et la qualité impressionnante de ses étudiants.

Une réputation mondiale, pas seulement suisse

La notoriété internationale de Saint-Gall repose notamment sur son Master in Strategy and International Management (SIM). Ce programme est régulièrement classé numéro 1 mondial par le Financial Times dans la catégorie Masters in Management. Pendant quatorze ans, il a dominé le classement, avec une seule interruption récente au profit de HEC Paris.

Ce leadership ne repose pas sur du marketing, mais sur des indicateurs très concrets : insertion professionnelle exceptionnelle, progression salariale rapide, dimension internationale forte et satisfaction élevée des diplômés.

Les placements en cabinet de conseil stratégique (McKinsey, BCG, Bain) et en investment banking sont massifs. Les diplômés se retrouvent en Suisse, à Londres, dans les grandes places financières européennes ou au sein de directions générales de grands groupes.

Ce positionnement est d’autant plus remarquable que l’université reste publique et que ses frais académiques sont souvent inférieurs à ceux des grandes écoles françaises. Ce qui coûte réellement, c’est la vie en Suisse. Le niveau de vie y est élevé, sans surprise. Mais le retour sur investissement, lui, est difficile à contester.

On trouve quelques profils issus des meilleurs BBA français (EDHEC par exemple) ayant intégré un Master à Saint Gall dont le très réputé SIM : Bachelor, BBA… et après ? Les vraies options qui s’offrent à toi.

Un modèle radicalement différent du système français

Pourquoi Saint-Gall est-elle si peu considérée par les étudiants français ? Parce que son système est presque l’inverse du modèle hexagonal.

En France, le filtre principal se situe à l’entrée : concours, classes préparatoires, admissibilités, oraux. Une fois admis, le taux d’échec reste relativement faible.

À Saint-Gall, l’entrée est sélective, mais le véritable tri se fait pendant les études. En Bachelor notamment, la première année agit comme une année de sélection extrêmement exigeante. Les partiels sont nombreux, le rythme est soutenu, le niveau académique est élevé et une partie significative de la promotion ne valide pas. Le filtre est interne.

Ce modèle crée une dynamique particulière : la performance ne s’arrête pas à l’admission. Elle se démontre chaque semestre.

Pour un étudiant français, intégrer Saint-Gall suppose :

  • un excellent niveau d’anglais (C1 minimum),

  • la réussite d’un test d’aptitude propre à l’université,

  • un entretien,

  • et, en Master, un dossier académique solide complété par un GMAT compétitif et un essai structuré.

Mais au-delà des critères formels, ce qui est évalué, c’est la capacité à tenir le rythme.

Pendant mon semestre sur place, j’ai été frappé par deux choses : l’intensité du travail demandé et l’homogénéité du niveau. La participation en classe compte réellement dans la note. Les débats sont argumentés, structurés, internationaux. Impossible de rester passif.

Une pédagogie orientée action et leadership

Saint-Gall ne forme pas uniquement des techniciens du management. La pédagogie repose largement sur les études de cas, les travaux de groupe, les simulations et les débats. On vous pousse à prendre position, à défendre une analyse stratégique, à challenger vos camarades.

L’un des piliers du SIM est le “SIMagination Challenge”, un projet d’impact social mené sur un an, avec déploiement concret sur le terrain. L’objectif affiché est clair : développer un leadership responsable et une capacité à avoir un impact réel.

L’université cultive également une forte ouverture intellectuelle. Les étudiants suivent des cours en humanités, en géopolitique ou en arts afin de développer leur culture générale et leurs soft skills. Cette dimension m’a particulièrement marqué : on ne cherche pas seulement à former des profils performants, mais des décideurs capables de penser au-delà de son champ d'action.

Un écosystème élite dans un pays élite

Ce qui rend la Suisse encore plus intéressante, c’est qu’elle ne se limite pas à Saint-Gall. Dans le même pays, on trouve également l’ETH Zurich et l’EPFL, deux universités scientifiques parmi les meilleures au monde.

La Suisse est un écosystème académique d’excellence complet, connecté aux grandes entreprises européennes et internationales. Saint-Gall entretient d’ailleurs des liens étroits avec des groupes comme Nestlé, Volkswagen ou Bosch, qui recrutent régulièrement ses diplômés.

Construire une stratégie cohérente


Candidater à Saint-Gall ne s’improvise pas : il faut comprendre ce qui est attendu, le calendrier d'admission, préparer les tests...

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À ce niveau d’exigence, la différence se joue bien avant la candidature.